
Ascension of Tai Shan Mountain
October 15, 2007Le départ de Qingdao est prévu pour le début de soirée, et à l’arrivée à la gare, c’est une marée de chinois dans laquelle il faut se fondre pour trouver son quai. Si la Chine adopte à une vitesse foudroyante le libéralisme pour ce qui est de ses activités économiques. En revanche dès qu’il s’agit de contenir la foule, les vieux démons communistes ressurgissent comme au bon vieux temps de Mao. On ne badine pas avec la discipline et c’est ce qui se ressent très nettement lorsqu’on se retrouve parqué au milieu de centaines de chinois qui attendent bien calmement l’arrivé du train. A l’heure de l’embarquement, c’est la cohue vers les différents wagons, et ça donne un spectacle assez déroutant.
Après 5H de train, c’est le réveil par le contrôleur chinois dans le wagon couchettes. Le système est bien rôdé. Les contrôleurs vous échangent votre ticket contre une petite plaque aluminium au départ du train, ce qui leur permet de savoir qui descend où parmis les passagers du wagon dont ils sont en charge. Ce n’est pas plus mal dans la mesure où la voix SNCF locale tout en chinois ne nous aurait guère alerté. Il est 0h00 à Jinan, après de longues tractations, nous trouvons une chambre dans un hôtel en face de la gare. L’endroit fait penser à un vieux motel délabré, les joies du confort à la chinoise!
Le lendemain, c’est un départ en bus vers Le Mont Tai Shan (The Peaceful Mountain), une des montagnes les plus parcourues par les Chinois. La légende dit que si l’on gravit le Mont Tai Shan, on peut espérer devenir centenaire…En cette période de fête nationale, l’endroit est bien animé et de nombreux touristes chinois ont fait le déplacement. L’ascension se
fait par bus pour la première partie de la montée, la conduite sportive du chauffeur chinois dans les différents lacets entraîne une bonne montée d’adrénaline. La partie finale se réalise par la montée des escaliers en compagnie de nos trois nouveaux amis chinois, étudiants pékinois. La vue au sommet qui culmine à plus de 1500 mètres est bluffante et surréaliste, au-dessus des nuages. En haut, c’est un véritable village installé sur les flancs de la montagne où de nombreux chinois viennent se recuilleir dans le temple boudhiste. La redescente est une torture, les marches étant très étroites.
A la fin de ce journée, je suis toujours surpris de ne pas avoir croisé la moindre tête d’occidental, le lieu semble vraiment être un pélerinage pour les locaux et uniquement eux. Après cette bonne mise au vert, il est temps de rallier Pékin, le départ est prévu en fin de soirée depuis la gare de Tai’an.




