
Shanghai, Here I Am!
September 22, 2007Il est 7h heure locale lorsque j’atterris, la chaleur est déjà étouffante. Une adresse de Youth Hostel (non écrite en chinois mais piying), le plan du routard et deux mots de mandarin…autant dire que la quête d’un taxi pour rejoindre le centre s’annonce des plus délicates!
Je tente ma chance une première fois vers un policier, enfin je le suppose à la vue de l’uniforme. Mauvaise pioche, le visage se referme. Je tente ma chance auprès d’un groupe près de la ligne de taxis “Taxi, Taxi?”, et je me rends vite compte que je me fais entraîné loin de la ligne de taxis officiels. Du coup, je retourne près des véritables taxis mais mon nouvel ami ne me lâche pas, et quand je négocie avec mon futur chauffeur, ca devient vite la cohue, et je me retrouve au milieu d’une dizaine de chauffeurs de taxi qui braillent véritablement. Ils essaient tant bien que mal de déchiffrer l’adresse de mon auberge, et je pointe avec insistance le lieu sur la carte. Enfin j’embarque et là j’ai gagné un ticket pour une nouvelle attraction: la conduite à la chinoise!
Taxi Made In China, Accrochez-vous!
L’autoroute qui relie l’aéroport au centre de la ville semble un véritable terrain de jeu pour mon chauffeur. Il ne lésigne pas sur la pédale d’accélérateur et c’est un slalom continue entre camions, bus et autres objets roulants non identifiés. J’avoue que je me fais quelques frayeurs après certains freinages de dernière minute. En fait, la conduite mode slalom et “à fond sur le champignon” est un sport national. Je vois même un bus vide s’amuser à doubler à tout va. La ville se rapproche, et j’aperçois des buildings de plus en plus élevés, des piste cyclables 4 voies avec défilé de scooters et autres vélos transportant cartons, légumes, poulets…Le tout sans casque bien evidemment, c’est plus sympa de prendre l’air.
Enfin c’est l’arrivée sur Shanghai, et je distingue l’Oriental Pearl Tower -452m-, et le fameux Bund… La perspective de la ville est déjà bluffante, c’est une forêts de buildings. L’entrée est assez impressionante, ce sont des chevauchements de routes et autres bretelles au milieu de buildings. Les premières rues typiquement chinoises se découvrent et c’est un spectacle qui s’offre à moi: bruit incessant des klaxons,…. J’arrive sans encombres à l’auberge: 150 RMB le trajet, je m’en sors pas mal pour un débutant.

L’auberge est située dans une rue typiquement chinoise en plein centre de la ville. L’accueil est en anglais, et ma réservation avait été prise en compte, merci le Routard pour ce coup-ci. Je m’installe dans un dortoir de 4 personnes, le confort est limité, je découvre mes roommates, un québécois et un japonais, en visite pour quelques jours. L’auberge est très internationale et bien équipée: bar, billard, internet. A peine les bagages posés, j’oublie le jet-lag et part me perdre dans les méandres de la mégalopole.
# Shanghai, c’est d’abord très bruyant. C’est un défilé de scooters, de vélos, de taxis, de bus et un joyeux concert de klaxons permanents. Voilà pour le fond sonore. Rajouter à cela, les chinois qui parlent très forts dans la rue, qui s’interpellent, qui haussent le ton pour la moindre négociation. Bref, les tympans en prennent pour leur grade.
# Shanghai, ce sont des odeurs très particulières. La chaleur étouffante de la ville à cette saison y joue pour beaucoup. Ce sont surtout les odeurs de la cuisine locale. Les petits stands de vente de brochettes de légumes ou viande abondent à chaque coin de rue. Et la vie, surtout dans les quartiers typiquement chinois, se passe dehors. On prépare dehors, on mange dehors, on fait la vaisselle dehors. Pas étonnant d’entendre un “splash” et de voir un chinois qui jette l’eau de sa bassine directement par la fenêtre…Weird, Weird, Weird! Rajouter également les odeurs liées au traffic motorisé.
# Shanghai, c’est évidemment pollué comme toute mégalopole asiatique qui se respecte. Ce sont des essaims de scooters qui empreintent les grandes artères de la ville toute la journée. C’est la vie dans la rue où plastiques, cartons, et autres déchets alimentaires s’ amoncellent sur les trottoirs et autres marchés.
# Shanghai, c’est le paradis des fumeurs…Pour nous autres occidentaux au pouvoir d’achat plus élevé que le chinois moyen, c’est vraiment le paradis à 65 centimes d’euros le paquet, et je vous assure que la qualité est supérieure aux Fortuna à titre de comparaison. Alors que les interdictions se multiplient en Europe, on fume partout en Chine: taxis, restaurants, magasins. Ainsi pendant les visites d’appart, on s’est vu proposé cigarettes sur cigarette, le chinois est généreux…Enfin on y reviendra
# Shanghai, c’est contrasté au final. Il est vraiment amusant de lire dans les médias ou sur les guides “Shanghai, ce n’est pas la Chine”, “la ville la plus occidentalisée”, “ville cosmopolite”. En parlant avec d’autres expats ayant voyagé, il est vrai que la véritable Chine n’est pas à Shanghai. Il est vrai qu’il y a beaucoup d’expats mais une goutte d’eau sur les 17 millions d’habitants. Quoiqu’il en soit, ça reste complètement chinois, rien à voir avec Singapour ou Hong Kong selon les expats.
L’architecture futuriste et audacieuse des buildings de la ville contraste radicalement avec l’ambiance chinoise qui y règne. Il n’est pas étonnant même au coeur de la ville, de sortir d’un boulevard pour se retrouver dans une toute autre Chine, plus authentique. Shanghai c’est un peu Dubai avec les biddonvilles de Calcutta.

Voici une première série d’impressions très rapides après avoir furtivement pris le pous de la ville… Plus de détails dans les prochaines semaines car à Shanghai, chaque nouvelle journée réserve son lot de surprises et d’aventures…





Wow ! Ca décoiffe !! Good Luck pour la suite ! On attend avec impatience la suite de tes aventures !