Archive for September, 2007

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Looking For A Flat

September 25, 2007

Ne souhaitant pas vivre 4 mois à l’auberge, il fallait se mette rapidement en quête d’un appartement en compagnie de Clo, bémienne également. Ce n’est pas ce qu’il manque à Shanghai, l’immobilier se porte plutot bien et les prix sont très raisonables si l’on compare à Bordeaux, et très cheap vis-à-vis de Londres ou Paris. Pour 600 euros par mois, si l’on peut s’offrir une chambre de bonne avec toilettes sur le palier dans notre chère capitale, ici c’est un appartement de 120 m2 tout confort et tout équipé au sommet du tour en plein centre de Shanghai.

Déco made in china: entre luxe bad gamme et kitsch 

Le contact d’une agent immobilier chinoise mais parlant anglais, Emma, refilé par des collègues bémiens, et nous nous mettons en quête de la perle rare. Le week-end est donc consacré à la visite d’appartements. Ainsi, nous nous retrouvons à visiter des appartements encore habités par des familles chinoises et l’échange assez sympathique, la déco made in china reste très kitsch, luxueuse mais de mauvais goût. Apparemment, les chinois aiment bien mettre tout dans le lustre. Il faudra que j’enquête sur cette mode, j’avais jamais vu de lustre aussi sophistiqué, même dans un magasin de luminaires spécialisé en France. Après quelques visites infructueuses, Wei, un pote chinois de Clo, nous rejoint et démarche avec nous des agences typiquement chinoises. La présence de Wei est précieuse car il joue bien evidemment à l’interprète et cela facilite grandement les démarches. Il est 20h un samedi soir et la Chine ne s’arrête pas pour autant de travailler. Après quelques coups de fils pour joindre le propriétaire, une visite nous est arrangée avec offre de cigarettes, cela semble être la coutume dans les affaires. On se retrouve au sommet d’une tour toute neuve et très luxueuse (hall d’entrée palace 5 étoiles). L’appartement est superbe et la vue époustouflante, une carte postale de Shanghai avec toutes les lumières de la ville qui s’agitent. Le loyer reste cependant trop élevé pour notre budget d’étudiant.

 Bonne Pioche

Le lendemain, les visites s’enchainent mais restent infructueuses. Nous abandonnons alors l’idée de l’agence immobilière. Ce qui n’est pas plus mal, ça nous évitera quelques frais d’agence. La visite d’un appartement habité par trois français à Zhongshan Park à l’ouest de Shanghai se révèlera être la bonne. L’appartement est situé au 23e étage avec vue plongeante d’un côté sur une rivière et un vieux quartier chinois mi ghetto-mi biddonville coincée entre un grand boulevard et la ligne de métro. De l’autre, c’est la jungle urbaine de Shanghai avec des buildings à l’infini.

Le Quartier

Zhongshan Park est situé à l’ouest de la ville mais très bien desservi, 3 lignes de métro dont une pour aller directement à la fac au Nord. Il faut 15 minutes de métro pour rejoindre le chatelet local, People’s Square. A proximité, c’est un gigantesque mall qui n’a rien à envier à Créteil Soleil. Le carrefour à la sauce chinoise sera notre fournisseur officiel de tsingtao. Les boulevards annexes sont saturés aux heures de pointe, Shanghai, ça grouille! Chaque matin, c’est un nouveau défi pour traverser le boulevard qui nous sépare du métro. Il faut se lancer en prenant soin d’éviter vélos, scooters, taxis ou autres objets roulants.

L’Appart

Du grand confort par rapport aux locations françaises: 1 grand salon, 3 chambres, 2 salles de bains, un balcon véranda, une huge TV et surtout un nombre conséquent de gadgets made in china.

> 6 interrupteurs différents pour régler l’ambiance lumières dans le salon, coup de coeur pour le liseret psychédélique “vert”
> Radio et jets massants dans une des douches
> Lumière spécifique dans la véranda pour éclairer une étagère-vitrine (comme dans les musées) où reposent des porcelaines typiquement chinoises

L’anecdote du jour

Un service de gardes est affecté pour toute la résidence qui compte une dizaine de buildings résidentiels comme le nôtre.

> Aujourd’hui, nous avons stupidement laissé la clef à l’intérieur de l’appart et nous nous sommes restés enfermés dehors. Nous avons donc sollicité l’aide des vigiles locaux. Après quelques mimes, ils avaient compris le problème. C’est alors que nous nous sommes retrouvés dans une situation insolite, avec près de 5 chinois qui commençaient les tractations pour nous appeler un serrurier. Il s’agissait une fois de plus d’une vaste fourberie qui visait à nous soutirer 20 euros (prix de départ) puis nous sommes descendus à 10 euros mais aucun d’eux ne voulant perdre la face et accepter notre tarif: 5 euros, nous avons abandonné cette idée. Par chance, une double des clefs était encore présent chez les anciens locataires qui avaient déménagé dans le building d’en face. Cette aventure nous a particulièrement exténué, nous avons surtout été surpris par l’agressivité des locaux dans la négociation, prêts à tout pour soutirer l’argent de l’étranger.

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Chinese Rock

September 24, 2007

Le week-end se profilant, la première soirée “erasmus” a été rapidement organisée par une colloc de français de l’université. Une ambiance assez “sup de co” et quelque peu erasmus en compagnie de nombreux français, suédois,allemands et autres finlandais mais aussi des chinois et coréens égarés. La soirée s’est ponctuée par le débarquement de la police chinoise, plutot bon enfant. Alors que la majorité des convives s’est rabattue sur une boîte du centre de Shanghai, pour la suite de la soirée nous avons plutot préféré opter pour le rugby (France-Irlande 25-3) programmé à 3H, pour cause de décalage horaire, dans un pub irlandais le O’Mailleys. En compagnie d’expats français, notamment Olivier, marié à une chinoise et passionné par la Chine, nous avons ralliés le pub pour découvrir une foule d’expats français chauffés devant l’écran géant, pinte à la main.

The Banana Monkeys @ Logo Bar

Le lendemain, la soirée a été consacrée à la découverte des bars shanghaiens. Et ce fut plutot la bonne surprise quand nous avons pénétré à l’enceinte du Logo. Beaucoup d’anglais en manque de rock british peuplaient l’endroit mais aussi de nombreux chinois. Le logo est un bar underground de Shanghai qui accueille des groupe de la scène rock chinoise. Eh oui, il y a bel et bien une scène rock chinoise qui émerge en Chine, surtout à Pékin. Ainsi nous avons assistés à un live des Banana Monkeys, groupe originaire de Shanghai qui monte. Un set acceptable même si ca ne vaut pas un bon groupe londonien de derrière les fagots et surtout une très bonne ambiance, la bière aidant. L’endroit est décoré façon très “rock grunge”, un peu crado avec les toilettes tagués comme il se doit et une ambiance bien sombre. La soirée s’est terminée par du bon électro. Un endroit dont je risque fort de faire mon QG et qui me rappelle les soirées endiablées à la sauce australienne du Redback d’Acton pour les connaisseurs. Il était très amusant de voir le contraste entre les chinois ayant adopté le rock n roll et les quelques chinoises équipées de leur sac Louis Vuitton qui prenaient un plaisir pas toujours très contrôlé à se déhancher sur les riffs du groupe.

Nous avons enchaîné ensuite par le Mural, un bar au décor typiquement chinois et à l’ambiance latino très feutrée. Calme et joli mais sans grand intérêt.

>La vie nocturne foisonne à Shanghai et il en semble y en avoir pour tous les goûts. Encore de nombreux endroits à explorer dans les prochaines semaines…
>Le Typhon appartient désormais au passé mais il a tout de même fait un mort sur Shanghai et de nombreuses personnes ont du être évacuées. La chaleur étouffante est de retour et rajoute à la fatigue du bruit au quotidien.
>Les progrès en chinois commencent à porter leurs fruits: négociations bien abouties au fake market, recrutement express d’une “Ayi” (femme de ménage) et moins de fourberie de la part des chauffeurs de taxi…

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Shanghai, Here I Am!

September 22, 2007

Il est 7h heure locale lorsque j’atterris, la chaleur est déjà étouffante. Une adresse de Youth Hostel (non écrite en chinois mais piying), le plan du routard et deux mots de mandarin…autant dire que la quête d’un taxi pour rejoindre le centre s’annonce des plus délicates!

Je tente ma chance une première fois vers un policier, enfin je le suppose à la vue de l’uniforme. Mauvaise pioche, le visage se referme. Je tente ma chance auprès d’un groupe près de la ligne de taxis “Taxi, Taxi?”, et je me rends vite compte que je me fais entraîné loin de la ligne de taxis officiels. Du coup, je retourne près des véritables taxis mais mon nouvel ami ne me lâche pas, et quand je négocie avec mon futur chauffeur, ca devient vite la cohue, et je me retrouve au milieu d’une dizaine de chauffeurs de taxi qui braillent véritablement. Ils essaient tant bien que mal de déchiffrer l’adresse de mon auberge, et je pointe avec insistance le lieu sur la carte. Enfin j’embarque et là j’ai gagné un ticket pour une nouvelle attraction: la conduite à la chinoise!

Taxi Made In China, Accrochez-vous!

L’autoroute qui relie l’aéroport au centre de la ville semble un véritable terrain de jeu pour mon chauffeur. Il ne lésigne pas sur la pédale d’accélérateur et c’est un slalom continue entre camions, bus et autres objets roulants non identifiés. J’avoue que je me fais quelques frayeurs après certains freinages de dernière minute. En fait, la conduite mode slalom et “à fond sur le champignon” est un sport national. Je vois même un bus vide s’amuser à doubler à tout va. La ville se rapproche, et j’aperçois des buildings de plus en plus élevés, des piste cyclables 4 voies avec défilé de scooters et autres vélos transportant cartons, légumes, poulets…Le tout sans casque bien evidemment, c’est plus sympa de prendre l’air.

Enfin c’est l’arrivée sur Shanghai, et je distingue l’Oriental Pearl Tower -452m-, et le fameux Bund… La perspective de la ville est déjà bluffante, c’est une forêts de buildings. L’entrée est assez impressionante, ce sont des chevauchements de routes et autres bretelles au milieu de buildings. Les premières rues typiquement chinoises se découvrent et c’est un spectacle qui s’offre à moi: bruit incessant des klaxons,…. J’arrive sans encombres à l’auberge: 150 RMB le trajet, je m’en sors pas mal pour un débutant.

L’auberge est située dans une rue typiquement chinoise en plein centre de la ville. L’accueil est en anglais, et ma réservation avait été prise en compte, merci le Routard pour ce coup-ci. Je m’installe dans un dortoir de 4 personnes, le confort est limité, je découvre mes roommates, un québécois et un japonais, en visite pour quelques jours. L’auberge est très internationale et bien équipée: bar, billard, internet. A peine les bagages posés, j’oublie le jet-lag et part me perdre dans les méandres de la mégalopole.

# Shanghai, c’est d’abord très bruyant. C’est un défilé de scooters, de vélos, de taxis, de bus et un joyeux concert de klaxons permanents. Voilà pour le fond sonore. Rajouter à cela, les chinois qui parlent très forts dans la rue, qui s’interpellent, qui haussent le ton pour la moindre négociation. Bref, les tympans en prennent pour leur grade.

# Shanghai, ce sont des odeurs très particulières. La chaleur étouffante de la ville à cette saison y joue pour beaucoup. Ce sont surtout les odeurs de la cuisine locale. Les petits stands de vente de brochettes de légumes ou viande abondent à chaque coin de rue. Et la vie, surtout dans les quartiers typiquement chinois, se passe dehors. On prépare dehors, on mange dehors, on fait la vaisselle dehors. Pas étonnant d’entendre un “splash” et de voir un chinois qui jette l’eau de sa bassine directement par la fenêtre…Weird, Weird, Weird! Rajouter également les odeurs liées au traffic motorisé.

# Shanghai, c’est évidemment pollué comme toute mégalopole asiatique qui se respecte. Ce sont des essaims de scooters qui empreintent les grandes artères de la ville toute la journée. C’est la vie dans la rue où plastiques, cartons, et autres déchets alimentaires s’ amoncellent sur les trottoirs et autres marchés.

# Shanghai, c’est le paradis des fumeurs…Pour nous autres occidentaux au pouvoir d’achat plus élevé que le chinois moyen, c’est vraiment le paradis à 65 centimes d’euros le paquet, et je vous assure que la qualité est supérieure aux Fortuna à titre de comparaison. Alors que les interdictions se multiplient en Europe, on fume partout en Chine: taxis, restaurants, magasins. Ainsi pendant les visites d’appart, on s’est vu proposé cigarettes sur cigarette, le chinois est généreux…Enfin on y reviendra ;)

# Shanghai, c’est contrasté au final. Il est vraiment amusant de lire dans les médias ou sur les guides “Shanghai, ce n’est pas la Chine”, “la ville la plus occidentalisée”, “ville cosmopolite”. En parlant avec d’autres expats ayant voyagé, il est vrai que la véritable Chine n’est pas à Shanghai. Il est vrai qu’il y a beaucoup d’expats mais une goutte d’eau sur les 17 millions d’habitants. Quoiqu’il en soit, ça reste complètement chinois, rien à voir avec Singapour ou Hong Kong selon les expats.

L’architecture futuriste et audacieuse des buildings de la ville contraste radicalement avec l’ambiance chinoise qui y règne. Il n’est pas étonnant même au coeur de la ville, de sortir d’un boulevard pour se retrouver dans une toute autre Chine, plus authentique. Shanghai c’est un peu Dubai avec les biddonvilles de Calcutta.

Voici une première série d’impressions très rapides après avoir furtivement pris le pous de la ville… Plus de détails dans les prochaines semaines car à Shanghai, chaque nouvelle journée réserve son lot de surprises et d’aventures…

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On The Road To China

September 22, 2007

Il est 6h ce vendredi 14 Septembre 2007, Redon ou la Venise de la Bretagne, petite cité de caractère, s’éveille encore. C’est de cette gare par laquelle j’ai tant transité que sonne le glas du départ. Ainsi j’embarque pour un TER que je connais comme le fond de ma poche direction Rennes. J’ai le droit à tous les arrêts de la ligne ter pour me rappeler une dernière fois tous ces lieux si familiers.

A Rennes, c’est embarquement pour le TGV direction la capitale… Arrivée sans encombres à Montparnasse où j’attrape au vol un Bus Air France direct pour Charles De Gaulles, 14 euros. L’enregistrement se réalise rapidement. Chose un peu bizarre, on me demande d’emballer sous plastique mon sac. En revanche, le contrôle de sécurité est des plus souples en comparaison au parcours du combattant imposé par nos amis d’outre-manche.

Flight MF544 to Shanghai – Pudong International Airport – Boarding

Le vol est assuré par la compagnie 100% chinoise China Eastern Airlines. Et à l’embarquement, je suis déjà plongé dans l’ambiance puisque l’avion est composé à 75% de passagers chinois. Le personnel est 100% chinois et je remplace vite mon “hello” par un “Ni Hao” qui fait sourire l’hôtesse, evidemment la prononciation n’est pas encore rodée. Agréablement surpris, je découvre que le vol est quasiment vide et je peux m’offrir le luxe de deux sièges. Le confort est tout de même minimum, pas d’écran de TV individuel et les écrans communs diffusent des films chinois ou sous-titrés en chinois, il faudra faire sans.

Après 11H de vol, le jour se lève à nouveau et l’arrivée sur Shanghai est annoncée par le commandant de bord. Entre-temps, les hôtesses chinoises ont fait leur démonstration de yoga matinal, scène assez étrange dans un avion mais les passagers chinois semblent plutot assidus. A travers le hublot, j’aperçois d’étranges toits bleus et des allignements d’immeubles résidentiels plutot très laids…L’urbanisation sauvage semble bel et bien avancée au pays de Mao.
Le contrôle de visa se passe sans encombres, je peux récupérer mon sac et en pénétrant dans le hall des arrivées, c’est une foule chinoise qui me dévisage. Direction les taxis et lorsque je pénètre dehors, c’est une chaleur étouffante

China, Here I Am… L’aventure peut commencer!

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